19 novembre 2008
Adhérer à la DDL - Listing des membres
Début des Adhésions 2008-2009 le 1er Décembre.
Cotisation annuel : 3€
Aux Lycée Alexis de Tocqueville & Lycée Doucet
Autres lycées, nous contacter via le site ou via Youhflo@live.fr
Nouveau listing disponible mi-décembre
16 novembre 2008
Tract DDL - Reforme des lycées
Ne les laissons pas détruire notre Education !
Le ministère prévoit de supprimer 13 500 postes d'enseignant en 2009, après en avoir fait disparaître 11 200 en 2008 et 8 500 en 2007. Au total, ce sont 80 000 départs en retraite dans toute l'Education Nationale qui ne seront pas remplacés... sauf si nous ne les laissons pas faire ! Car, sous prétexte de « réformer » le lycée ou l'école primaire, le gouvernement veut avant tout faire des économies sur le dos du service public d'éducation.
La « réforme » est déjà passée dans le
primaire :
► Suppression de l'école le samedi : 24
heures au lieu de 27 heures chaque semaine, mais le programme n'a pas changé...mais
les élèves en difficulté doivent revenir pendant les vacances : il ne faudrait
pas que les instituteurs travaillent moins...
► Suppression
de 3 000 des 9 000 postes d'instituteurs spécialisés auprès des
enfants en difficulté (RASED), bien qu'ils aient fait la preuve de leur
efficacité : cherchez l'erreur...
► Plus tard, les maternelles seraient remplacées par des crèches payantes (expérimenté en Mayenne). D'où Darcos parlant à l'Assemblée d'instits « payés à surveiller les siestes et changer les couches », au mépris du travail d'éveil, notamment artistique, qui a lieu dans ces classes.
Au lycée, la « réforme »,
c'est notamment :
►
Suppression de 5 heures de cours/semaine en seconde : une économie de
16 000 à 17 000 postes.
►
Suppression des filières S, ES et L pour aboutir au bac unique : là
encore, ça permettra des économies en regroupant tous les élèves dans des classes
bien chargées.
► Menace sur les options : on pourra en changer tous les semestres, elles seront en concurrence avec... la physique-chimie, la SVT, ou l'ECJS qui sortent du tronc commun.
Et pour tous les secteurs de l'éducation, la
« réforme » c'est :
►
« rendre le redoublement anecdotique » (X. Darcos) : passez dans la
classe supérieure, tant pis si vous êtes largués ; les redoublements
coûtent plus cher que l'échec scolaire.
►
associer la « société civile » : c'est-à-dire les entreprises au
choix de ce qui sera enseigné. À noter que les réformes de l'université de
2003 et 2007 ont introduit des chefs d'entreprise dans les conseils
d'administrations des facs pour les mêmes raisons.
· Ex :
les sciences économiques et sociales (SES) forment aujourd'hui autant à la
compréhension de l'économie que de la société. Demain, on exit le
« social », il restera de quoi faire de nous des employés modèle de
banque-assurance...
Le plus grave, c'est
que :
►
D’une manière générale, l'école ne formera plus des adultes responsables,
capables d'esprit critique, mais des pions du système, de la chair à patron.
►
Tant pis si la qualité de l'enseignement diminue, les parents les plus aisés
paieront des cours particuliers à leurs enfants
► L'Etat fait des économies sur des services publics indispensables à la population, mais trouve 360 milliards (6 fois le budget de l'éducation) pour les banques en crise...
Lycéens, profs, Agents, Instits, Luttons
ensemble pour l’Education !
Départ à la pause de 10H00 (Lycée
Tocqueville & Doucet)
Profs, Agents, Instits RDV 10h00 à la
Mairie de Cherbourg-Octeville
30 octobre 2008
L’avenir en jeu : Contestation par le pouvoir et les entreprises de l’enseignement des SCIENCES économiques et sociales
Libération du 02/02/08
On
sent venir une opposition à l'enseignement des Sciences Economiques et
Sociales, comme si on nous demandait de justifier notre utilité. Nicolas
Sarkozy l'a dit un jour " faire des études de sciences humaines, c'est
très bien, mais comme cela ne sert à rien, ce sera aux individus de les
financer". Il y a donc désormais toute une culture à laquelle on risque de demander de justifier son existence.
Une Interview de Jean-Paul Fitoussi
, Professeur des universités, président du Conseil scientifique de
l'Institut d'études politiques de Paris, président de l'observatoire
français des conjonctures économiques, membre du Conseil d'analyse
économique auprès du premier ministre et Sylvain David Professeur agrégé de sciences économiques, président de l'association des professeurs de SES. Extraits ...
L'intelligence du monde est une valeur en soi !
L'enseignement des Sciences Economiques et Sociales (SES) n'a pas bonne presse en ce moment, accusé notamment de présenter une vision négative de l'entreprise. Le ministre Xavier Darcos ademandé un audit sur le contenu des manuels d'enseignement des sciences économiques et sociales. Qu'en pensez-vous ?
La pseudo-étude de Positive Entreprise, qui a lancé la polémique, ne fournit ni donnée chiffrée ni source ! Elle ne s'appuie sur aucun fait avéré. En fait, ce qui pose problème, c’est que certains lobbies ne souhaitent pas qu'on aborde ces questions sous un angle critique. Ils confondent regard critique et dénigrement. Selon eux, en montrant que les relations de travail peuvent être conflictuelles, on dénigre l'entreprise. De plus, les manuels ne sont qu'un support parmi d'autres. Penser qu'à travers eux, on peut résumer la pratique de l'enseignant, c'est soit de la méconnaissance, soit un procès d'intention - ce que je crois. Je préfère travailler sur des données de l'Insee plutôt que de m'appuyer sur des manuels scolaires vite périmés.
On propose que les représentants du monde de l'entreprise participent à l'élaboration des livres SES...
Toute la question est de savoir qui va définir ce que l'on doit enseigner. D'une certaine manière, il y a ici aussi un problème de laïcité. Le contenu des enseignements va-t-il être soumis à des groupes de pression qui vont frapper à la porte et dire : " Vous travaillez sur la famille, on pense que vous ne devez pas parler d'avortement !" Si l'on fait cela, c'est intenable. C'est aux universitaires de nous dire quels sont les savoirs suffisament consensuels et utiles, et comment les enseigner.
Cela
n'empêche pas de dialoguer pour mettre en place des stages et des
visites d'entreprises, mais dans un autre lieu. Nos détracteurs nous
reprochent de consacrer trop de temps à la précarité, au chômage, etc.
Quand nous le faisons, ce n'est pas pour stigmatiser les licenciements,
mais pour analyser les évolutions, les catégories touchées, les
politiques menées. Mais je me demande si ce qui les gêne, ce n'est pas
le fait même d'en parler, s'ils ne voudraient pas cacher toute une
partie de la réalité économique et sociale.
Le
risque est que les bases que l'on veut enseigner à nos enfants
deviennent des objets de forum ou de débat politique déconnectées du
réel, ce qui est tout à fat contre-productif en matère pédagogique. Il
y a aussi l'idée que les populations ne comprennent pas l'économie. Une
idée fausse. Il y a derrière cela un enjeu politique. Si on veut nier cela, autant se dispenser d'un enseignement de l'économie et et faire place à de la communication !
Est-ce que bien présenter l'entreprise implique en même temps de mal présenter le salarié ?
Il
ne s'agit pas d'opposer l'un à l'autre car rien n'est possible sans
l'entreprise et rien non plus sans le travail. Dès qu'on prend le
problème par ce petit bout, on arrive à une impasse. D'abord, on veut
considèrer que si les français se réconciliaient avec l'économie de
marché, l'économie irait beaucoup mieux. C'est un raisonnement très
léger. Peut être que les français ont déja très bien compris les
dysfonctionnements de l'économie de marché. Ensuite, on présente
l'enseignement et la recherche comme le moyen privilégié de d'augmenter
le taux de croissance.
La croissance économique devient le but premier et l'éducation l'instrument de cette croissance. Or, dans l'histoire, c'est l'éducation
qui a toujours été le but prioritaire de l'enseignement. L'amélioration
de notre savoir, de notre compréhension est un objectif hautement
valable, indépendamment de ses conséquences ou non sur la croissance.
L'aspiration à devenir plus intelligent face à notre environnement, il
faut la satisfaire coûte que coûte ! Mais cela ne justifie pas
l'enseignement. L'enseignement se légitime de lui-même. l'intelligence
du monde est une valeur en soi. Malheureusement, cela se perd. Nous
sommes en train de basculer dans une phase "utilitariste" de
l'enseignement qui peut être très dangereuse.
29 octobre 2008
La Terrible conséquence d'une Politique Educative basé sur l'économie !
Interview de Florian Lecoultre (ex-président de l'UNL) par L'ÉTUDIANT.fr :
Avez-vous eu des retours sur les effets des suppressions de postes dans le secondaire ?
Nous avons reçu un message d’un lycée qui n’avait plus qu’une heure d’anglais par semaine. Dans le lycée de Lucie Bousser, en Dordogne, les élèves de première et terminale ont latin ensemble, de même pour l’occitan. Il n’y a plus de proviseur adjoint et la conseillère principale d’éducation n’est présente que deux jours par semaine. Dans les Ardennes, on trouve des classes de 36 à 40 élèves. C’est insupportable. Malgré ces faits concrets, 13.500 postes de plus vont être supprimés à la rentrée 2009. On en prévoit 60.000 au total.


